Retour : toutes les actualités

Que faire contre le moustique tigre ?

Ce qu’il faut savoir sur le moustique tigre…

  • Le moustique tigre est implanté dans plus de 80 pays d’Asie, de l’océan Indien, du Pacifique, d’Afrique, du bassin méditerranéen et des Amériques. A ce jour, l’espèce est implantée dans des communes de 42 départements de France métropolitaine (principalement dans le Sud),
  • Il est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue et du chikungunya (maladies présentes dans les zones tropicales),
  • La femelle pond d’avril à octobre dans des eaux stagnantes, proches des habitations humaines,
  • Les larves se transforment en moustique au bout de 5-6 jours,
  • L’activité du moustique tigre est circonscrite dans un rayon de 100 mètres environ autour du lieu de ponte,
  • Le moustique tigre vole plutôt bas, le matin et en fin de journée (pas la nuit),
  • Il n’apprécie ni la chaleur, ni les courants d’air,
  • En milieu de journée, il se cache, au frais, dans la végétation environnante.

A ce jour, il n’existe aucune solution radicale pour lutter contre le moustique tigre.
Seule la combinaison de plusieurs actions peut limiter sa prolifération et la gêne occasionnée.

Que fait la mairie pour régler le problème ?

  • Une cellule spécifique a été mise en place pour apporter les meilleures solutions au problème,
  • Les services municipaux ont identifié les zones à risques sur l’espace public et nettoient régulièrement tous les lieux susceptibles d’abriter des larves ou des moustiques (curage des gouttières et regards, drainage des pavillons de compostage, élagage des buissons et haies pour « ventiler » (favoriser la circulation de l’air dans les zones à moustiques),
  • La mairie informe les habitants (affichage, site internet, magazine municipal, dépliants) et les incite à prévenir l’apparition des moustiques tigres et à limiter leur prolifération,
  • Elle reste en contact permanent avec les autorités sanitaires en charge du phénomène (Agence Régionale de Santé et EID Méditerranée – opérateur public spécialisé dans la lutte anti-moustiques),
  • Un arrêté municipal a été pris pour interdire l’accumulation de déchets, végétaux et objets divers sur les terrasses et dans les jardins (lieux d’abri à moustiques). A la demande des riverains, la police municipale peut intervenir auprès des particuliers pour les contraindre à supprimer les zones à risques présents sur leurs parcelles (eau stagnante ou amas de végétaux ou d’objets divers).

Le moustique tigre privilégie de petites quantités d’eau claire pour pondre ses œufs et se développer.
Pour limiter sa présence, il est recommandé de ne pas laisser l’eau stagner près des habitations.

Que faut-il faire pour s’en débarrasser et se protéger ?

  • Il faut supprimer ou nettoyer régulièrement toutes les zones à risque à l’extérieur des habitations, c’est-à-dire, les objets et lieux où l’eau stagne ou peut stagner ; 1 centimètre d’eau croupie leur suffit ! (gouttières, regards, buses d’arrosage, coupelles, jouets, bâches, pieds de parasol, récupérateur d’eau…),
  • Il faut « aérer » la végétation environnante en élaguant les buissons et haies pour faire circuler l’air et favoriser les courants d’air (les moustiques ne les supportent pas),
  • Il faut réduire les fréquences d’arrosage,
  • L’utilisation de ventilateurs, posés à même le sol, autour des tables ou à proximité des lieux de détente est très efficace (cela empêche les moustiques de voler),
  • Des serpentins, lampes UV ou raquettes électriques peuvent compléter l’arsenal anti-moustiques,
  • Les produits dérivés, à base de citronnelle (spray, bracelets, bougies…) sont en revanche peu efficaces face au moustique tigre,
  • Il faut privilégier le port de vêtements longs, amples et clairs (le moustique-tigre et attiré par le noir).
  • Astuce : mettre du sable dans les coupelles des plantes situées en extérieur

Des fausses bonnes idées…

  1. « Il faut traiter la commune avec des insecticides. »
    – Ces insecticides sont nocifs pour l’homme et pour l’environnement,
    – Ils sont soumis à autorisation préalable et doivent être justifiés par un risque épidémique avéré (riverain atteint d’une maladie mortelle transmissible par le sang),
    – L’épandage coûte cher et ne règle pas le problème à la source (lieux de pontes),
    – L’utilisation systématique de produits engendre une mutation naturelle des moustiques, qui s’adaptent et deviennent insensibles aux traitements.
  2. « Les lacs d’Aucamville, les bords de l’Hers et les fossés devraient être traités. »
    – Ces lieux, régulièrement entretenus par la ville, ne sont pas considérés comme des zones à risques, car l’eau n’y stagne pas vraiment (courant, ondulations, infiltrations) et les larves sont mangées par des prédateurs naturels (poissons et batraciens),
    – En dehors des périodes de précipitations, les fossés se vident naturellement en 2-3 jours.
  3. « Il faudrait tondre davantage les espaces verts car les herbes hautes sont des nids à moustiques. »
    – Un gazon régulièrement tondu et arrosé est tout aussi apprécié des moustiques,
    – Les espaces verts sont régulièrement nettoyés et élagués,
    – Les eaux stagnantes (et l’humidité en général) sont les vraies causes de la prolifération des moustiques.
  4. « Il faut réintroduire des chauves-souris, prédateurs naturels des moustiques. »
    – Aujourd’hui, cette solution n’a pas encore fait ses preuves. Les chauves-souris vivent la nuit, alors que les moustiques tigres sont en activité le jour ou en soirée avant le coucher du soleil.

+ d’infos :
www.signalement-moustique.fr
www.albopictusLR.org
www.moustiquetigre.org
N°Indigo : 0 825 399 110