Ville d'Aucamville (31 - Haute-Garonne)

Terre de violettes

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AUCAMVILLE à votre service

MAIRIE D'AUCAMVILLE

place Jean-Bazerque
31140 AUCAMVILLE

CS 80213 Aucamville
31142 SAINT ALBAN Cedex

Tél. : 05 62 75 94 94
Fax : 05 62 75 94 92

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Histoire de la commune


La commune d'Aucamville s'est constituée aux dépens de deux communautés, qui l'ont précédée sur le territoire qu'elle occupe actuellement : celle de Lacourtensourt d'une part à laquelle se rattache la formation d'Aucamville  puis celle de Croix-Bénite d'autre part qui, elle, se rattache à son extension.

A l'origine s trouvait une bande de terrain marécageux couverts de friches entre les terres plus ou moins cultivées de Lacourtensourt et Croix-Bénite. On l'appelait Cambilo. C'était un terrain vacant, concédé à la corporation des bouchers toulousains, qui l'utilisaient "pour faire despaître le bestial pour le fournissement de Tholose".

Par la suite, le Cambilo est devenu une terre à vocation essentiellement maraîchère qui alimentait en légumes la ville de Toulouse. Les jardiniers ont su adapter les sols pauvres et insalubres pour la culture des légumes et des fleurs à force d'épierrage et d'apports de boues, gadoues et fumiers de la ville de Toulouse. D'où le nom primitif  de Campville ou Le Camville qui signifie le champ de la ville.

1831 : "Campville" ou "Camville"  devient Aucamville.
1847: fusion entre Aucamville et Croix-Bénite.

La mairie-école


1872 : La mairie confie le double projet d’école pour  50 garçons, d’école pour 50 filles et de mairie à l’architecte M. Esquié. Les logements de l’instituteur, de l’institutrice et la mairie seront à l’étage. Cependant, le projet se fera en deux temps, par manque de fonds nécessaires notamment à cause du remboursement que la mairie doit effectuer sur les avances de  « frais de guerre » (la défaite française de 1871).

1878 : un nouveau bâtiment peut accueillir l’école et la première mairie

1904 : l’inspecteur d’académie décrit la situation scolaire à Aucamville : « pour 751 habitants, l’école n’a toujours que deux classes, l’une de garçons avec 70 élèves pour un instituteur et l’autre de filles avec 58 élèves pour une institutrice ». Il demande alors la construction d’une classe enfantine qui ne verra le jour qu'en 1909.

1925 : l’école de garçons devenant trop à l’étroite dans les bâtiments de la mairie actuelle, la commune achète une maison d’habitation avec un terrain en face de l’école existante. Seule l’école des filles y restera jusqu'en 1955.

mairie-école
1973 : construction du collège Les Violettes au nord de la commune.

1978 : construction de l'école Jules Ferry, ce qui libère l'ensemble du bâtiment mairie-école pour les services administratifs de la commune.

1980 : construction d'une deuxième école élémentaire (école Victor Hugo)



L'église d'Aucamville


église
1850 : Construction d'un lieu de culte.

Pour la petite histoire : avant la fusion entre Aucamville et Croix-Bénite, les fidèles se partageaient entre les églises de Launaguet et Lalande. C'est en 1849 que les deux communautés décidèrent de construire leur propre église.

Le bâtiment initial de forme simple fût remanié à plusieurs reprises. A la suite d'un effondrement, le clocher-mur, typique du Midi toulousain, est remplacé par un clocher quadrangulaire qui forme un porche monumental.

Aucamville, terre de violettes


La violette, connue depuis l'Antiquité, constitue un réel patrimoine de la région de Toulouse, en particulier du nord toulousain. La culture de la violette y connaît son apogée de la moitié du XIXe siècle à la moitié du XXe siècle, avec près de 300 producteurs recensés.


violette

C'est au XIVe siècle que la région et la fleur se lient. Fleur d'amour et de passion, la violette suscite un intérêt plus poussé (notamment dans le domaine scientifique) au début du XIXe siècle.

C'est à partir de 1811 qu'elle est identifiée « Violette de Toulouse » puisqu'elle poussait aux environs de la ville. Le XIXe siècle est donc une période clé pour la violette qui se cultive alors dans toute l'Europe tout en présentant de la variété au niveau de ses formes et couleurs.

Sur la région toulousaine, sa culture est principalement réalisée par les maraîchers de Lalande, Saint-Jory, Aucamville et Castelginest.


Les fleurs de violette ainsi cultivées sont cueillies, mises en bouquets et vendues sur les marchés jusque dans les années 60.

En 1907, la Coopérative des producteurs de violettes de Toulouse est fondée et en 1923 apparaît une deuxième coopérative, la Violette toulousaine. Ces coopératives prirent le contrôle de la production et de la commercialisation de la violette pendant près de quatre-vingt ans.

En 1960, la Violette de Toulouse devient emblème de la ville et se fête par diverses manifestations. Arrive cependant la fin du vingtième siècle qui semble présenter le déclin de la violette, en effet, celle-ci se fragilise et se raréfie pour diverses raisons.

L'inquiétude causée par cet apparent déclin fait réagir quelques passionnés, ainsi se forme l'association des producteurs de violettes de Toulouse, composée d'une équipe de recherche et regroupant les compétences de plusieurs laboratoires universitaires toulousains. Avec le soutien du département et de la région, la fleur est assainie et une nouvelle méthode est élaborée pour assurer sa culture et sa reproduction. Les résultats sont positifs et dès 1999, une quinzaine de producteurs se sont mis à cultiver des dizaines de millier de plants.

Pour remettre la violette en scène, des associations ont été fondées : Terre de Violettes (1993), la Confrérie de la Violette (1997) et les Amis de la Violette (1998).


Développement démographique et urbain


En 1775, Aucamville compte 131 habitants auxquels peuvent s'ajouter les 106 habitants de Croix-Bénite.

1800 : 254 habitants

L'augmentation de la population est modérée, mais constante jusque dans les années 70. A cette époque, la commune passe du statut de village rural à celui de village péri-urbain avec la construction de lotissements et de nombreux équipements publics (complexe sportif, collège, centre culturel...).

1900 : 738 habitants
1931 : 1006 habitants
1962 : 2091 habitants
1982 : 2826 habitants

Dans les années 80, la commune est coupée en deux (du nord au sud, à l'ouest de la route de Fronton) par l'autoroute A62 qui relie Bordeaux à Toulouse.

Des années 90 à aujourd'hui, Aucamville connait une progression démographique fulgurante et double sa population. Cet essor est étroitement lié avec la très forte attractivité de Toulouse et sa région qui accueillent  entre 10 000 et 15 000 habitants chaque année sur cette période. Située en première couronne de Toulouse, Aucamville devient une petite ville appréciée pour son centre commerçant et le dynamisme de sa vie locale.

1990 : 3807 habitants
1999 : 5533 habitants
2014 : 8200 habitants